En réponse au plan d’urgence pour l’hôpital public, dévoilé par le Premier Ministre et la ministre de la santé, le 20 novembre, le député Lurton, par ailleurs candidat déclaré à la fonction de maire de Saint-Malo, annonce son approbation et son soutien à ce plan

Il approuve la reprise partielle (un tiers) de la dette des hôpitaux, précisant que celle-ci « doit être accompagnée d’une véritable réforme de structure ». Est-ce à dire qu’il soutiendra la fusion hospitalière Saint-Malo-Dinan-Cancale à laquelle pousse l’Agence Régionale de Santé et qui se traduira immanquablement par des suppressions d’emplois, fermetures et/ou délocalisations de services, contre une reprise partielle de la dette du centre hospitalier ? Voilà une question qu’un postulant aux fonctions de maire, donc président du conseil de surveillance de l’établissement malouin, doit préciser !

G. Lurton approuve également l’augmentation de l’’ONDAM (Objectif National des Dépenses de l’Assurance Maladie) pour 2020 de 2,1% à 2,3%. Sauf que tout le monde est convaincu que l’ONDAM doit progresser de 4,5% si l’on veut permettre aux hôpitaux d’accomplir leurs missions, rouvrir des lits, pourvoir les postes de personnel restés vacants ! Voilà encore une position qu’un postulant aux fonctions de maire, donc président du conseil de surveillance de l’établissement malouin, devra peut-être expliquer aux représentants des usagers qui l’interrogeront sur ce qu’il a fait pour éviter aux patient·es de passer des heures et des heures aux urgences, sur un brancard, dans un couloir avant d’avoir une chambre.

Enfin G. Lurton approuve le volet salarial du plan Buzyn lequel saupoudre des primes dérisoires, pas partout et pas à tout le monde, alors que la revendication des personnels est parfaitement claire : 300 € mensuels pour toutes et tous. A cette revendication unitaire, G. Lurton préfère opposer, par opportunisme, des appréciations localistes et catégorielles.

Au total, à l’occasion de la publication de ce plan d’urgence, imposé par l’état de crise du service public hospitalier et la mobilisation massive et inédite de ses professionnel.le.s, y compris dans notre ville et depuis une trentaine d’années, Gilles Lurton député et candidat à la mairie de Saint-Malo, défend des solutions néolibérales  reprenant à son compte toutes les mauvaises manières de la technocratie de l’hôpital-entreprise.

Il est temps que localement les élu.e.s se ré-impliquent dans les questions de santé. Le meilleur moyen est de s’entourer et de prendre en compte les besoins et les aspirations des patient·es et des professionnel.les du secteur. C’est la méthode qu’emploiera la liste Saint-Malo autrement.