Entre la suspension des travaux du projet par le juge et les fêtes de fin d’année, les déclarations et les articles de journaux relatifs à la zone humide de Rothéneuf, étaient consternants. Les responsables désignés des actes des élus et des promoteurs, ceux qu’il fallait stigmatiser, n’étaient pas les auteurs de ce projet mais ceux qui refusaient de céder à la toute puissance locale. Pour cela, tout était utile y compris la colère compréhensible des particuliers qui se sont engagés auprès du promoteur dans des conditions d’information que nous ne connaissons pas.

Est-ce ultime manœuvre dans ce projet qui pourrait bien trouver fin avec le jugement sur le fond ? Du moins nous le souhaitons dans sa définition actuelle et tant qu’il empiète sur la zone humide.

L’association Rothéneuf Environnement a écrit sur cette question aux candidats aux élections municipales 2020 à Saint-Malo (voir ici). Nous avons souhaité donner un caractère public à notre avis sur cette question.

Pour ce qui nous concerne, nous avons fait nôtres les arguments de l’association et apporté nos compléments sur deux points, l’intérêt général et la persistance d’un conflit d’intérêts. Ces deux points ont fait l’objet de nouveaux éléments rendus publics récemment.

Sur l’intérêt général, le dossier publié par l’INSEE au dernier trimestre 2019, relatif à l’évolution de Saint-Malo, montre la faillite du modèle de construction défendu par les élus et les promoteurs et son caractère nuisible à Saint-Malo sur le plan de la démographie et de la mixité sociale. Voir la lettre de Saint-Malo autrement “Béton contre population active“.

Sur la persistance d’un conflit d’intérêts, le 24 novembre 2019, le maire de Saint-Malo a rectifié sa déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (ici) et déclaré détenir des participations dans deux Sociétés Civiles immobilières, dont celle dont il partage le capital avec le créateur de la SACIB, son directeur, quelques notaires et son adjoint au finance. Ce qui normalement devrait l’empêcher de signer les documents et de participer aux votes qui concernent ses associés dans cette SCI, y compris les actes de défense.

Voici notre courrier à la Préfète.( ici)